Vendredi 19 janvier 1917

Chère Maman

De retour à St Mandrier j’ai trouvé votre colis que Louis avait pu faire prendre. Il était en parfait état. La galette, que je suppose être l’œuvre de Françoise, était très bonne. Elle était même si bonne que j’ai failli je plus en trouver. Louis en avait déjà fait disparaître plus de la moitié. J’admire combien les pommes se conservent bien à Ligugé.

Il fait très froid tous ces jours ci. Tous les matins il gèle. Les pauvres soldats et les pauvres prisonniers ne doivent pas être à la fête.

Chère Maman nous vous remercions bien de vos gâteries et nous adressons nos félicitations à la cuisinière.

Je vous embrasse bien affectueusement

Alice